L'Opéra

La Fille du Régiment de Gaetano Donizetti

 

Cocardier, mais pas que...

 

Quand Gaetano Donizetti revient à Paris en 1838 il est l’un des plus éminents compositeurs encore en activité, son ami Vincenzo Bellini vient de mourir, Rossini a posé sa plume, et Lord Hamilton le premier opéra représenté de Verdi est un cuisant échec.

Ce voyage n’est pas une fuite, non, mais cela y ressemble furieusement. Il ne se reconnait plus à Naples, ville qui a vu mourir sa chère épouse Virginia Vasselli, et qui semble le rejeter. Malgré les immenses succès de Lucia di Lammermoor et de Roberto Devereux, la censure napolitaine interdira son dernier ouvrage Poliuto, et refusera sa nomination au prestigieux poste de directeur du conservatoire.

Il revient donc à Paris en 1838, de cette période faste naitront plusieurs chefs-d’œuvre, dont l’opéra que nous vous proposons cette année, La Fille du Régiment. L’ouvrage présenté en 1840 conquit d’emblée le cœur des Français, encore si friands d’histoires napoléoniennes, les cendres de l’empereur seront transférées aux Invalides la même année.

Tout était donc réuni pour un grand succès, même si la première fut décriée à cause d’un ténor défaillant et des immenses difficultés vocales que requéraient l’opéra. Rapidement il entrera au répertoire, et y restera jusqu’à nos jours. Sous le second empire La Fille du régiment sera l’opéra le plus représenté, et servira longtemps de commémoration pour les festivités du 14 juillet.

Comme tous les opéras comiques, La Fille du Régiment est une succession de scènes parlées et chantées. Si Donizetti s’éloigne de ses origines transalpines, pour épouser le style français de l’époque, plus proche du vaudeville, ou du théâtre chanté, c’est pour mieux revenir à de grands passages de Bel Canto, comme la fin du premier acte « Il faut partir… », ou le grand air vocalisant de Marie « C’en est donc fait… » où il ne peut cacher sa profonde italianité.

Attaché au crédo du festival Opus, qui se veut novateur tout en restant fidèle à l’ouvrage, j’ai déplacé le cadre de l’action dans les années 30. Le premier acte se déroule dans des montagnes indéterminées, le second dans une grande demeure aristocratique, là-aussi géographiquement indéterminée.

Les facondes fleuries des personnages de Marie et Sulpice, et le langage ampoulé de la Marquise m’ont tout de suite fait penser à des dialogues de films de l’époque dorée du cinéma français. Le spectateur ne sera donc pas étonné d’entendre un peu de Jeanson par-ci, ou du Audiard par-là, petit saupoudrage pittoresque sur un livret déjà gratiné et hommage respectueux à deux de nos plus brillants dialoguistes.

Le génie de Donizetti ici, est de faire côtoyer la profondeur des sentiments, avec le burlesque échevelé de certaines scènes. Marie, élevée au milieu des coups de tambours et de canons, par les hasards de la vie, se verra transportée dans un monde aristocratique fait de faux semblants et de trahisons. Il lui faudra l’aide de ses camarades d’infortunes et l’amour de son Tonio, puis les confidences de celle qui avouera être sa mère pour accomplir cet happy-end tant attendu.

Cet opéra tantôt populaire et cocardier, mais aussi lyrique et mélodramatique saura amuser et émouvoir le public. C’est la force de ce chef d’œuvre et de son message d’espoir, l’amour sincère peut vaincre toutes les guerres.

 

                                                        Guy Bonfiglio

Les Apér'opéras

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Apér’Opéra 2021

 Entrée Libre 

 

Eze village - Jardin Exotique 

Le 12 Juin à 19h00

Vanessa Fouillet - Soprane 

Benoît Gunalons - Ténor 

Mickaël Guedj - Baryton 

Catherine Gamberoni - Pianiste

Pascal Terrien - présentation 

 

 

 

Vence - Festi’Vence 

Le 26 Juin à 11h30 Passage Cahours 

Amy Blake  - Soprane 

Mikhael Piccone Baryton 

Catherine Gamberoni - Pianiste

Pascal Terrien - présentation 

 

 

 

Tourettes-sur-Loup 

Le 6 Juillet à 19h00 Place du Château 

Sabrina Colomb - Soprane 

Pauline Descamps  - Mezzo soprane 

Frédéric Diquero - Ténor 

Catherine Gamberoni - Pianiste

Pascal Terrien - présentation 

 

 

 

Les photographies de ce concert exceptionnel par Frédéric Pasquini en cliquant ici

 

Le Broc

Le 13 Juillet à 18h00 Place Neuve

Anaïs Calikman - Soprano

Valentin Ferrari - Ténor 

Richard Rittelmann - Baryton

Catherine Gamberoni - Pianiste

Pascal Terrien - Présentation 


 En attente de date avec : 

Carros (à l’automne)

 

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