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Périchole, la petite sœur de Carmen…

Voilà deux cents ans naquit Jacques Offenbach, pour lui rendre hommage Opus Gattières à décidé de présenter cette année l’un des ses plus célèbres Opéra-Bouffe, La Périchole.

Meilhac et Halevy les librettistes se sont inspirés d’une nouvelle de Prosper Mérimée « Le Carrosse du Saint Sacrement » (1828) et de faits réels, narrant la vie de la comédienne péruvienne Micaela Villegas. Plus tard, Ils adapteront également Mérimée avec Carmen. Jean Renoir en 1953 en tira « Le Carrosse d’Or » avec la formidable Anna Magnani.

« La Périchole » donne un avant-goût du style opéra-comique chez Offenbach. Ici, il s’éloigne résolument de l’univers de l’opérette pour visiter les chemins qui le conduiront aux Contes d’Hoffmann.

Celui qui fait tant rire le tout-Paris du second empire sait aussi nous toucher avec une histoire d’amour contrariée par les affres de la misère et l’odieuse oppression d’un pouvoir arbitraire. L’héroïne de La Périchole (de « perra chola », chienne d’indigène) incarne ainsi toutes les victimes de l’oppression.

En « petite sœur » de Carmen, Périchole a le même tempérament, fort et indépendant, c’est une femme de caractère qui tient tête aux hommes et ne se laisse en rien impressionner par le pouvoir.

Notre spectacle se passera à Cuba en 1958, quelques mois avant la prise de pouvoir par les troupes de Fidel Castro.

La Havane, ville de plaisirs, des centaines de bordels, des casinos tenus pas la mafia américaine, c’est dans cet univers que notre couple d’artistes sans grand talent évolue.

De leur misère naîtra l’incroyable destin, et la fulgurante ascension de La Périchole devenue la favorite du Vice-Roi, et l’égérie du peuple Cubain